MUSIC / DIEU / 2013–2015
DIEU — band archive

DIEU

DIVINE PROG ROCK · 2013–2015

01 / THE BAND

DIEU (French for "God") humbly came into existence after the demise of MINIONS, another instrumental band I was in at the time. If I backtrack a bit, I remember something felt off with Minions after failing to record our first official demo. We tried to spice things up with a new configuration with two bass players, including Alexis from GRAND CERF.

Shortly after, the other bass player, JC AlienSeeD, left the band (and music altogether) for good, leaving Alexis, Tristan on drums and I (still on keyboards/samplers) scratching our collective heads. Around the same time, I'd been kicking in the idea of doing something with an old friend from work, Philippe, who was working as a sound engineer for a French TV channel I was writing for.

I knew he was into Magma and prog stuff and a very talented guitar player too. The four of us rehearsed a few times, then Tristan was out of the band. We decided to keep going, using drum samples instead. I'm really happy with the resulting demo, which was built from song ideas I'd come up with, mainly using samples or keyboard leads, spiked up with the weirdest ideas and the amazing talent that Philippe and Alexis brought to the project.

02 / RECORDINGS

DIEU — Bandes de démonstration

Bandes de démonstration

DEMO · 4 TRACKS
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03 / FOUR STORIES

01 / 2-3-74READ THE STORY +CLOSE STORY −
Transporte-toi, fervent auditeur, en février-mars de l’an 1974. Transporte-toi, jeune âme, en cette époque qui te préexiste… et imagine la scène. Benoîte et court vêtue, la jeune évangéliste erre de porte en porte, quémandant l’aumône, essuyant plus souvent qu’à son tour les propositions indécentes. Jusqu’au jour où, au gré du hasard, la pauvre âme s’en vient toquer au domicile de Philip K. Dick, écrivain de science-fiction et junkie légendaire. Transfiguré par cette apparition, l’auteur du Maître du Haut Château arrête son regard sur un détail pourtant insignifiant : le pendentif qui orne le cou de l’amène augure, un poisson stylisé, symbole du Christianisme primitif. Certains signes ne trompent pas : DIEU apparaît à Dick. À travers la jeune fille, c’est la réalité au delà du simulacre qu’entraperçoit l’écrivain, derrière ce que nous pensons être l’univers. Car San Francisco n’a jamais existé, pas plus que les années 60, Apollo 11, la Seconde Guerre mondiale ou les États-Unis d’Amérique. VALIS est dans le ciel et Rome siège toujours. Ce monde n’est pas le nôtre mais un leurre. Les fils de Tibère, tueurs du Christ-Roi, ont conçu le plus vil des pièges : une bulle d’univers fictive dont nous sommes toujours prisonniers. Le compte à rebours vers la Vérité est lancé. Embarque à ton tour, ami auditeur, comme tu rêvais étant enfant, rejoindre l’Ombre de la Mort, l’équipage du Cosmolem. Ensemble, aux confins de l’univers, nous vaincrons, enfin, la Malédiction !
02 / Obsession insoliteREAD THE STORY +CLOSE STORY −
C’est une petite musique entêtante qui finit par t’obséder. Elle entre côté gauche, suivant naturellement la voie du Malin, pour ne plus jamais te lâcher. C’est une mélodie qui te ronge les entrailles, ver à bois rognant sans relâche ton for intérieur, le termite dans la cathédrale promis au grand œuvre : saper la digue ténue qui te sépare de la folie. C’est l’insanité ultime, la pire des profanations, cet air besognant ne te laisse pas un seul instant de répit, pas une once de repos. Contemple-les, contemplez-vous bien, frères, soeurs, contraints de vous lever avant matines pour partir “travailler”, entassés, pressés les uns contre les autres dans ces si mal-nommés transports, aussi proches, vos corps, que vos coeurs sont éloignés. Contemple-les, contemplez-vous bien, toi et tes semblables entassés dans ces minuscules cubicules du tertiaire. Observe, ça et là, ces images d’enfants, punaisées au mur, ce ne sont pas les tiens mais ceux d’un quelconque prédécesseur, dont le nom, déjà, est oublié. Contemple-les, contemplez-vous bien, frères, soeurs, producteurs de “contenu”, selon des impératifs transmis par la main électrique du Diable aux écrans omniprésents devant lesquels viendra s’échouer, à heures fixes, le regard de vos proches qui, par jeu ou manque de discernement, ne manqueront pas d’y adjoindre commentaires et traits d’esprit auxquels personne, parmi les damnés, ne prête attention. Les âmes déjà conquises par le Mal y apposeront sans doute un rappel, une relance (certains appellent ça un “lien”, quelle dérision) vers cette petite mélodie entêtante, celle de votre chute, qui dit la prison de vos âmes, de vos corps inassouvis. Musique de l’hernie sur le point de s’étrangler du désir affamé qui sans cesse se remâche. Musique aussi d’un cercle éternel, l’infection du ver musical gagnant la civilisation tout entière jusqu’à l’écroulement final de l’humanité, victime d’épuisement, aveugle et sourde pour les siècles des siècles.
03 / Le Quatrième MurREAD THE STORY +CLOSE STORY −
Les damnés suffisamment lucides, cette lucidité traitresse les plonge parfois dans un autre enfer. La Drogue. Poison créé par l’Adversaire. Hostie satanique. Fléau immémorial. Amis fidèles, vous qui nous écoutez religieusement, vous voici maintenant prêts à pénétrer au sein du temple du vice. DIEU vous propose de suivre en exclusivité un reportage édifiant, découpé en trois actes. Ce témoignage ne vous laissera pas insensible car ces voix, ces voix brisées, traitées, égarées qui sauront vous émouvoir au plus haut point, ce sont celles des jeunes, les pauvres âmes accablées du monde d’aujourd’hui, enfants-rois des années 70, cette décennie séculaire, dégorgeant de plaisirs faciles, de montées d’adrénaline (le terrifiant rush que tous nous ont décrit) et, point d’orgue au trip livré ici sans fard ni détour, cette “descente” vertigineuse, aux allures de chute libre, qui les éloigne du chemin de Dieu, dans des caniveaux de petits matins inversés. Jeunes gens, suivez notre conseil. Tenez-vous à distance du quatrième mur, celui de l’écran qui fascine, du voyage statique, de la perspective vide. Et ne vous y trompez pas : la pente qui mène à l’Eden est roide ! Une “montée” trop facile ne saurait être qu’Ascension Trompeuse, mirage luciférien ! Seule l’ascèse et l’écoute répétée du message que nous délivrons aujourd’hui vous éloignera des flammes de l’Enfer.
04 / Chante l'amour, Miguel !READ THE STORY +CLOSE STORY −
Miguel est un péon comme il en existe tant. C’est un homme rudimentaire, aux mains calleuses et aux plaisirs simples, un homme de peu de mots, un homme de la terre. Pourtant, une fois l’an, quand les vents mauvais reviennent caresser la lande, lassé de son dur labeur, Miguel délaisse le manche de sa pioche et cherche à prendre femme. Gorgé de sève, notre péon impatient sait en son for intérieur qu’il n’y a qu’une seule voie possible afin de l’éloigner du chemin du Péché et laisser l’Amour Divin emplir son coeur de pierre. Miguel, ivre du désir du Christ, doit répondre à l’appel de la transe. Un chant rocailleux lui gonfle aussitôt les poumons, un plaisir sans failles déchire ses lèvres déjà fendues par la rigueur du climat andalou. Alors, Miguel crie, Miguel éructe, Miguel hurle sa Joie, ôte ses vêtements et clame au monde entier l’amour qu’il place dans le Christ Ressuscité, nu comme au premier jour. Les derniers seront les premiers ; ce morceau sera le dernier. Tu peux, auditeur fervent, décider de l’écouter en premier. Et tu seras alors, toi-même, devenu Dieu. Humble et robuste Miguel, enfant de la terre travaillant aux fruits que la terre enfante, Chante, chante la chair faite Verbe, le Verbe fait Amour, Oui, Miguel, chante, chante, chante pour nous l’amour du Seigneur, ô Miguel ! Op Op Allou ! Op Op Allou ! OP OP ALLOU !

04 / PHOTOGRAPHS

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PHOTOGRAPHS © SAMIRA CHAHBOUB